taires canadiens. Sa propre étude des pêcheries de morue fut également publiée dans la série. Son travail avec James Shotwell, l'éditeur de la série, lui permit d'avoir accès aux financements de la fondation Carnegie pour de nouvelles recherches académiques. Comme indiqua John Broadus Watson, « le projet offrit l'une des rares sources de financement universitaire dans ces temps de vaches maigres67 ».
Politiques et Grande Dépression[modifier | modifier le code]
Richard Bennett était le premier ministre conservateur du Canada durant la Grande Dépression de 1930 à 1935. Même si Innis défendait le fait de rester en dehors de la politique, il correspondit avec Bennet pour le presser de renforcer la loi contre les monopoles économiques.
La période de la Grande Dépression avec son chômage de masse, sa pauvreté et son désespoir donna naissance à de nouveaux mouvements politiques canadiens. En Alberta par exemple, le radio-évangéliste William Aberhart mena son parti populiste du Crédit social à la victoire en 1935. Trois ans plus tôt, à Calgary dans l'Alberta, les réformateurs sociaux avaient fondé un nouveau parti politique, la Fédération du commonwealth coopératif (CCF). Il défendait un socialisme démocratique et une économie mixte avec le contrôle d'État des industries clés. Frank Underhill, l'un des collègues d'Innis à l'université de Toronto était l'un des membres fondateurs du CCF. Innis et Underhill avaient tous deux été membres d'un précédent groupe de l'université s'étant déclaré « déçu des politiques des deux principaux partis politiques du Canada » et se destinait à « former un corps complet d'opinions progressistes ». En 1931, Innis présenta un article au groupe sur la situation économique du Canada mais il refusa par la suite de participer à un parti politique et dénonça les universitaires engagés tels qu'Underhill comme des « évangélistes bouillants68 ».
Innis affirmait que les universitaires n'avaient aucune place dans la politique et qu'ils devaient au contraire se consacrer aux recherches sur les problèmes publics et ensuite à la production de connaissances basées sur la pensée critique. Il voyait l'université, avec son accent mit sur le dialogue, l'ouverture d'esprit et le scepticisme comme une institution pouvant engendrer de telles pensées et recherches. Il écrivit que « l'université doit fournir un environnement aussi libre que possible des biais des diverses institutions formant l'État pour que ses intellectuels puissent continuer à chercher et à explorer d'autres perspectives69 ».
Bien que compatissant envers la souffrance des fermiers de l'Ouest et des ouvriers urbains au chômage, Innis n'embrassa pas le social
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